Le vieux Guignol Le Théâtre Guignol de la Grande-Pièce plonge ses racines dans la tradition du théâtre guignol de Lyon, plus particulièrement à travers  Laurent Mourguet. Devenu arracheur de dents au début du XIXe siècle, Mourguet utilisait des poupées enfilées dans sa main gauche pour distraire ses patients, couvrir leurs cris et, finalement, pour amuser les foules. Au début, le spectacle était inspiré de l’actualité lyonnaise du moment. Les thèmes étaient liés au monde des petites gens. La satire sociale et politique était parfois mordante. Toutefois, énoncée par des poupées, elle risquait moins d’attirer les foudres des autorités.  Plus tard que le théâtre guignol devint aussi un divertissement pour enfants.   Le castelet de Charles Haenni C’est Charles Haenni, compositeur valaisan et sculpteur à ses heures, qui a créé le premier castelet et les poupées initiales du Théâtre Guignol de la Grande-Pièce. Certains indices permettraient de les dater du début du XXe siècle. Charles Haenni est le grand-père de l’actuel animateur. Passé, comme d’autres castelets similaires, par des héritiers successifs, l’ensemble a séjourné dans plusieurs greniers avant d’être redécouvert en 2003. Le tout était très dégradé. Des mites avaient dévoré certains costumes au point de rendre impossible l’identification d’origine de la poupée.  La restauration a été confiée à la Zot Compagnie à Carouge. Lorsque les costumes étaient reconnaissables, une reprise de tissus et de coupes similaires a été privilégiée. Dans le cas contraire, la restauration a cherché à respecter l’esprit du castelet, avec un clin d’œil à l’ancêtre, le guignol lyonnais. Les têtes rappellent les masques du Lötschental.  Ils pouvaient se contenter d’un rafraîchissement des couleurs. La première représentation, un spectacle pour enfants, a eu lieu en 2005 et avait pour titre «Les odeurs de la Sorcière». Le succès fut immédiat.  Les poupées russes En 2009, un voisin, Emin Aliyev, offrit au Théâtre un cadeau, un Petrouchka, le Guignol russe. Puis vint son épouse, une Marfouchka. La décision fut prise d’un déplacement à Moscou pour rencontrer leur créateur. C’est ainsi que plusieurs poupées d’origine russe ont fait le voyage de Moscou à Genève au cours des années 2010 à 2013 dans l’idée de compléter la collection existante. La dimension de ces poupées étant cependant plus importante que celle du traditionnel Théâtre Guignol de la Grande-Pièce, un nouveau castelet a été conçu et construit à Genève. La mise en scène de ces nouvelles poupées dans ce nouveau castelet s’est avérée assez intimidante. Alors que les anciennes poupées peuvent facilement s’enfiler dans une main sans se servir de l’autre main, cela est plus difficile avec les nouvelles. Elles sont plus complexes. De plus, la dimension du castelet et les commandes des rideaux et du bruitage au pied ont exigé un nouvel apprentissage. Certains noms ont été adaptés: Petrouchka est devenu Petit Pierre et sa Marfouchka est devenue Zazou. D’autres, comme Raspoutine ou la sorcière, la Baba Yaga russe, ont pu garder leur appellation. Le créateur des poupées est Monsieur Rudolph Serazhetdinov. Lui a sculpté les têtes. Son épouse a pris la responsabilité de la garde-robe. En 2017, le Théâtre a déménagé au chemin de Pinchat 7B où une salle de théâtre a été ouverte, mais il a gardé son nom. Haut de la page Haut de la page
Voici en quelques mots comment le fabuleux Théâtre Guignol de la Grande-Pièce est venu au monde.
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